Rares sont les personnes pouvant présenter un CV parfaitement linéaire, dépourvu de période d’inactivité, choisie ou non. Tout l’enjeu est de savoir comment intégrer ces moments de creux sans qu’ils apparaissent comme des accidents de parcours. Tour d’horizon des différentes causes d’inactivité et des astuces pour les optimiser sur son CV.

 

Les principales causes d’inactivité temporaire

 

Un congé parental

 

Il arrive fréquemment qu’un parent souhaite faire une pause dans sa carrière au moment de l’arrivée de son enfant. Le congé parental d’éducation (CPE) permet de suspendre son contrat de travail pour un temps donné. Les salariés peuvent en bénéficier s’ils justifient d’un an de présence dans l’entreprise. Les intérimaires également, s’ils disposent d’1 an d’ancienneté au sein de leur agence d’emploi.

De nombreux travailleurs font ce choix afin de se consacrer totalement à leur vie de famille pour quelques mois. Cela leur permet de revenir ensuite dans la sphère professionnelle sereinement, prêts à s’investir à 100% dans leur travail.

Pour les personnes ayant pris un congé parental, le plus simple est de le mentionner clairement sur leur CV. Ils peuvent également montrer qu’ils ont gardé un pied dans la vie active, en restant informé sur leur domaine d’activité par exemple. Ce genre d’initiative et très apprécié des recruteurs, car cela prouve que le jeune parent peut vite redevenir opérationnel.

 

Un congé sabbatique

 

Le congé sabbatique peut être utilisé comme un temps dédié à un projet personnel ou à un voyage à l’étranger. Il est important de prouver aux recruteurs que cette période a été constructive, et qu’elle a apporté des résultats concrets. Montrez tout le bénéfice que vous avez retiré de cette expérience, et comment vous pouvez l’exploiter dans le domaine professionnel. Mener à bien un projet personnel de bout en bout, par exemple, démontre des capacités d’organisation et de la rigueur. Partir seul découvrir un pays inconnu nécessite curiosité et ouverture d’esprit. Cela implique également de savoir gérer des situations imprévues et de développer autonomie et esprit d’initiative. Et évidemment, si ce voyage a été l’occasion d’apprendre ou perfectionner une langue étrangère, c’est encore un atout supplémentaire.

En entretien, il convient donc d’assumer cette expérience, et de savoir la défendre, afin de balayer les doutes éventuels. Rassurez les recruteurs en leur montrant que vous êtes resté actif tout au long de cette période. Vous en êtes ressorti plus riche, et êtes désormais sûr de vos objectifs.

 

Un arrêt pour cause personnelle

 

Il s’agit d’un arrêt dû à une raison de santé, vous touchant vous-même ou l’un de vos proches. Ce type d’arrêt pour raison médicale, qu’il s’agisse d’une maladie ou d’un burn-out, est parfois difficile à aborder. En effet, on entre là dans une sphère intime, et qui peut être émotionnellement assez lourde. Même si cette pause dans votre parcours professionnel n’a pas été choisie, il faudra tout de même l’expliquer. Sans donner trop de détails, il suffit de donner en quelques mots la raison de cette période d’inactivité. Dans cette situation, être trop explicite peut instaurer un malaise chez votre interlocuteur. Cela peut également faire remonter des émotions douloureuses chez vous.

Les termes d’événement personnel, raisons de santé, ou motifs d’ordre personnel sont généralement utilisés pour décrire ce genre de situation. La plupart des recruteurs comprennent à demi-mot ce dont il retourne, et s’abstiennent d’en demander davantage.

Si le sujet est abordé, le message à faire passer est que cette période est terminée. Aujourd’hui vous allez bien et êtes prêt à aller de l’avant.

 

Une longue recherche d’emploi

 

Tous les travailleurs, qu’ils soient en CDD, CDI ou intérimaires, traversent une période de chômage au cours de leur carrière. Les courtes périodes de latence sont couramment admises, mais le chômage de longue durée est parfois moins bien accepté.

Pour le candidat, il est difficile de rebondir après une longue recherche, car sa

confiance en lui peut être entamée. De nombreuses personnes sont encore concernées. Au second semestre 2018, le taux de chômage de longue durée représentait 3,4 % de la population active en France.

Les recruteurs et les agences d’intérim sont au fait du climat économique. Ils suivent son actualité et savent s’il est tendu ou plus propice à l’embauche. Pour autant, il ne s’agit pas de se poser en victime d’un contexte économique difficile mais de rester positif. Concernant votre CV, il n’est pas nécessaire d’y indiquer noir sur blanc vos périodes sans emploi. Par contre, si durant ces périodes vous avez suivi des formations ou des remises à niveau, mentionnez-les, c’est un atout.

 

 

Peu importe le nombre et la raison des périodes creuses de votre CV, soyez toujours honnête. Si un recruteur découvre que vous lui avez menti, vous perdrez toute crédibilité auprès de lui. Même si c’est parfois compliqué, assumez votre parcours tel qu’il est, avec ses défauts et ses atouts. Utilisez la lettre de motivation et l’entretien d’embauche pour rassurer votre interlocuteur, et essayez d’anticiper ses questions. N’hésitez pas non plus à parler de vos activités personnelles, afin que votre interlocuteur puisse cerner votre personnalité.