Découvrez le métier de maçon VRD

Le maçon VRD (voirie et réseaux divers) exerce dans le domaine des Travaux publics. Il édifie ou rénove les infrastructures de l’espace public, et contribue ainsi à la sécurité des usagers. Ce métier, polyvalent mais exigeant, peut s’exercer au sein de diverses entités publiques ou privées.

En quoi consiste le métier de maçon VRD ?

Le maçon VRD travaille en équipe, sous la responsabilité d’un chef d’équipe et d’un chef de chantier. Il peut exercer dans différentes structures :

  • Une entreprise de travaux publics,
  • Une collectivité locale ou territoriale,
  • Un service technique ou un service de voirie,
  • Une entreprise de construction de réseaux ferrés,
  • Un corps d’armée œuvrant dans le génie civil.

 

Son domaine d’intervention est vaste, car il concerne tous les éléments de réseau ou de voirie de l’espace public. Le maçon VRD construit ou remet en état les voies de circulation : routes, autoroutes, trottoirs, pistes cyclables. Il peut intervenir sur les ponts, voies ferrées, ports et aéroports, mais aussi sur d’autres structures. Parmi elles, on trouve des parkings mais aussi des infrastructures sportives ou scolaires, comme des écoles ou des stades. Son activité comprend également les petits éléments de voirie : glissière de sécurité, mobilier urbain, caniveau. Enfin, il met en place les réseaux indispensables à notre vie quotidienne : eau, assainissement, gaz, électricité et télécommunications.

Lors d’un chantier, l’activité du maçon VRD comprend plusieurs étapes. En premier lieu, il prend connaissance du dossier de projet. Une fois sur place, il sécurise le chantier en installant une signalisation adéquate, et une déviation si nécessaire. Vient ensuite l’étape du repérage du site. Si un ouvrage doit être construit, le maçon positionne les repères qui le guideront. À l’aide d’un engin, il passe ensuite aux travaux de terrassement permettant de préparer le terrain. Une fois le terrassement terminé, il peut réaliser les fondations de l’ouvrage. Dernière étape de la construction : la pose et le compactage des couches de revêtements de chaussée. L’intervention du maçon peut également se limiter à la réparation de déformations ou de trous sur la chaussée.

 

Les compétences du maçon VRD

Pour mener à bien sa mission, le maçon VRD devra allier compétences techniques, capacités physiques mais aussi savoir-être.

Compétences techniques

Le maçon VRD doit être capable de lire un plan et d’effectuer un traçage. Au quotidien, il est amené à manier de nombreux outils, qu’il doit parfaitement maîtriser. Sur le chantier, chaque action amène à l’utilisation d’outils spécifiques. Certains sont dédiés à la mesure topographique, au traçage, d’autres au terrassement ou bien au surfaçage des revêtements.

Ces outils peuvent être manuels (pelle, pioche, cordeau) ou bien mécaniques (bétonnière, marteau-piqueur, mini-pelleteuse). Le maçon VRD est également régulièrement amené à conduire différents engins : pelle hydraulique ou finisseur par exemple. Il devra donc pouvoir justifier d’un CACES (certificat d’aptitudes à la conduite en sécurité) en cours de validité. Bien évidemment, les compétences en maçonnerie sont indispensables. Le maçon VRD utilisera ses connaissances des différents matériaux. Il sera également capable de réaliser un enrobé et de couler du béton.

Capacités physiques

Le métier de maçon VRD est physique, et s’effectue la plupart du temps en extérieur. Il requiert donc à la fois de l’endurance et une bonne condition physique. Les horaires de travail sont variables, et ne s’effectuent pas toujours en journée. En effet, afin de ne pas saturer les axes de circulation les plus utilisés, certains chantiers se déroulent la nuit. Une bonne résistance est donc requise, mais en parallèle, l’habileté manuelle et la précision sont elles aussi indispensables.

Savoir-être

Au sein d’un chantier, l’esprit d’équipe est primordial. Le maçon VRD devra donc être capable de travailler en bonne entente avec les autres personnes présentes sur le site. À titre personnel, il saura faire preuve de méthode pour bien gérer son travail, mais aussi d’initiative.

Le sens de la diplomatie et une bonne communication seront également nécessaires en cas de tensions avec les riverains.

 

Quelle formation pour devenir maçon VRD ?

Même si de nombreuses formations existent pour devenir maçon VRD, aucun diplôme n’est obligatoire. Toutefois, l’obtention d’un diplôme facilite l’insertion professionnelle, et permet une évolution plus rapide. En formation initiale, l’orientation peut se faire dès la fin du collège, avec au choix :

  • Un CAP maçon VRD,
  • Un CAP constructeur en ouvrages d’art,
  • Un CAP constructeur de routes,
  • Un BEP Travaux publics, ou
  • Un Bac professionnel Travaux publics (souvent requis pour les missions d’encadrement).

Il est également possible d’opter pour un contrat professionnel ou un contrat en alternance.

Les personnes non diplômées justifiant d’une expérience professionnelle de 3 ans peuvent demander un certificat de qualification. Il s’obtient auprès de la Chambre des Métiers et de l’artisanat. Elle délivrera alors une attestation de reconnaissance de qualification professionnelle qui permet d’exercer en tant que maçon VRD.

Quelle que soit la voie choisie, il est fortement recommandé au maçon VRD de disposer d’un CACES Engins de chantier.

Le salaire d’un maçon VRD peut fluctuer en fonction de sa qualification et de son ancienneté dans le poste. Les salaires mensuels bruts moyens constatés sont les suivants :

  • En début de carrière : entre 1 500 € et 1 700 €,
  • En fin de carrière : entre 2 500 € et 2 700 €.

Après plusieurs années d’expérience et avec la qualification adéquate, le maçon VRD peut évoluer pour devenir chef d’équipe. S’il suit une formation en management, il peut ensuite exercer comme chef de chantier VRD. Après quelques années, il pourra accéder au grade le plus élevé dans ce domaine, celui de conducteur de travaux VRD. Autre possibilité : s’installer à son compte en tant que maçon VRD, maçon généraliste ou bien terrassier.

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