Le premier baromètre de l’employabilité, réalisé par BVA pour le cabinet de conseil RH BPI Group, sorti en mars 2018, a pour sujet « Les salariés français face à l’évolution des métiers ». On y apprend que dans les 3 années à venir, 35% des salariés se sentent exposés à un risque de perte d’emploi. Le clivage entre les différentes catégories de salariés est important, et certaines populations se sentent beaucoup plus vulnérables que d’autres.

 

C’est le cas des salariés des TPE (50% se sentent exposés), des salariés du privé (40%), des ouvriers (39%) et des 40-49 ans (37%). A l’inverse, le sentiment d’être exposé à un risque de perte d’emploi est moins élevé́ que la moyenne chez les cadres (33%), les salariés âgés de 50 ans et plus (31%), les Franciliens (30%) et surtout dans le secteur public (20%).

Ces résultats montrent bien que l’inquiétude perdure chez une partie de la population, alors que les prévisions de croissance et d’embauche en France en 2018 sont bonnes.

 

Des prévisions d’embauche en augmentation

En effet, la croissance va perdurer en 2018. Selon l’INSEE, le PIB devrait être meilleur que prévu en 2017, et le FMI considère que le PIB de la France devrait dépasser celui de l’Allemagne dès 2018. La commission européenne a même revu à la hausse sa prévision de croissance pour la France, la passant à 2% (+0,3 point). Cette estimation dépasse celle du gouvernement, évaluée à 1,7%.

Dans le domaine de l’emploi, on note une augmentation de 2% des prévisions d’embauche par rapport à 2017. Le degré d’optimisme est proportionnel à la taille de l’entreprise : les grandes sociétés (+ de 250 salariés) prévoient d’embaucher 17% de salariés en plus, contre 13% pour les entreprises de taille moyenne. Les TPE (- de 10 salariés), elles, tablent sur 3% supplémentaires.

 

Des salariés conscients des changements à venir ?

Le monde du travail est en pleine transformation : les experts estiment que plus de 50 % des métiers vont être profondément transformés d’ici 5 ans. Les salariés français sont lucides à ce sujet : 77% d’entre eux considèrent que les compétences nécessaires pour réaliser leur travail d’ici 3 ans vont évoluer. Les cadres (89%), les moins de 30 ans (85%), les Franciliens (82%), les salariés de grandes entreprises (80%) et du tertiaire (78%) y sont le plus sensible. En revanche, seuls 70% des salariés âgés de 50 ans et plus anticipent ces évolutions de compétences, tout comme 70% des salariés de l’industrie et 65% des ouvriers.

 

Les jeunes se sentent prêts à la transformation des métiers

Pour autant, ce changement à venir est plutôt bien perçu. A la question : « Étant donné que plusieurs métiers vont disparaitre ou fortement évoluer dans les prochaines années, vous sentez-vous bien préparé́ aux évolutions à venir de votre métier ? », 54% des sondés ont répondu qu’ils se sentaient prêts. Cette confiance en l’avenir est plus marquée chez les jeunes (68%), les cadres (63%) et les salariés du privé́ (56%) et les hommes (56%), alors que les femmes (52%), les salariés de l’industrie (51%) et du public (49%) et les ouvriers (47%) se sentent moins bien préparés à la transformation des métiers.

 

La formation, clé de voûte de l’employabilité

On pourrait penser que si les salariés sont si confiants, c’est parce qu’ils ont les outils nécessaires pour affronter les changements à venir. Or, il n’en est rien : au cours de l’année écoulée, 31% des salariés seulement ont reçu une formation destinée à les préparer aux évolutions de leur métier. Ce chiffre paraît dérisoire, et souligne un retard qu’il est urgent de combler. Devant un tel constat, quelles sont les solutions existantes ?

La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) et la formation sont les piliers indispensables de l’accompagnement à l’employabilité ; ils sont bénéfiques au salarié mais aussi à l’entreprise, car ils permettent d’anticiper les besoins en compétences et en effectifs. Cette réactivité et cette anticipation sont particulièrement nécessaires dans le monde du travail temporaire.

 

Chez Axxis Intérim et Recrutement, l’investissement dans la formation est conséquent, et dépasse l’obligation légale de 40%. Cet investissement permet de développer l’employabilité des salariés intérimaires et de sécuriser leur parcours en leur permettant d’accéder à des postes recherchés. Il permet également de réduire les difficultés à recruter faute de profils formés. On ne le sait pas forcément, mais tous les salariés intérimaires ont droit à la formation professionnelle continue. Elle leur permet de développer leur employabilité et de sécuriser leur parcours par une montée en compétence et en qualification, et une validation de leurs acquis.