Le risque routier concerne tous les salariés : c’est la première cause d’accident mortel au travail. Récapitulatif des principaux points de vigilance et des dernières nouveautés en matière de sécurité routière dans le cadre professionnel.

 

Les 4 principaux risques sur la route

 

  1. La vitesse

En France, la vitesse est la première cause d’accident mortel, dans 31% des cas. Au-delà de 80 km/h, le choc frontal est presque toujours mortel, même si la personne porte une ceinture. Rouler plus vite pour gagner du temps est une fausse bonne idée, car le gain est minime. Un exemple : rouler à 90 au lieu de 80 km/h permet de gagner seulement 2 minutes de trajet sur 18. De plus, cela engendre un surcoût en carburant et davantage d’émission de polluants.

 

  1. La fatigue

La fatigue est également un facteur de risque important. Sur l’autoroute, 1 accident mortel sur 3 est dû à l’endormissement au volant. Le manque de sommeil engendre une difficulté de concentration, et augmente le temps de réaction. Conduire en état de somnolence provoque les mêmes effets néfastes que l’alcool : 17h de veille active équivalent à 0,5 g d’alcool dans le sang. En cas de micro-sommeil, vous devez impérativement vous arrêter pour dormir au moins 15 minutes.

 

  1. Le téléphone

Le téléphone et le GPS sont des outils indispensables, mais leur usage doit être strictement encadré en voiture. Qui n’a jamais été tenté de répondre à un appel professionnel en conduisant ? Pourtant, le constat est sans appel : téléphoner au volant multiplie par 3 le risque d’accident. Pire, lire un message en conduisant multiplie par 23 le risque d’accident. Depuis 2015, il est interdit de porter un dispositif émettant du son à l’oreille en conduisant et aussi à vélo. Écouteurs, oreillettes, casque audio et même oreillette Bluetooth sont donc proscrits. Une seule exception : le dispositif intégré au véhicule ou au casque est autorisé.

 

  1. L’alcool

L’alcool est toujours la principale cause de mortalité sur la route.

Voici un rappel de ce qui est prévu par la loi :

  • Il est interdit de conduire un véhicule avec une alcoolémie supérieure ou égale à 0,5 g/l. Entre 0,5 et 0,8 g/l, le conducteur encourt une amende de 135 à 750€, et un retrait de 6 points sur son permis.
  • Pour les conducteurs de transport en commun, ce seuil est abaissé à 0,2 g/l.
  • A partir de 0,8 g/l, l’infraction se transforme en délit, et les peines deviennent beaucoup plus lourdes. L’amende passe à 4 500€, une peine de prison de 2 ans est possible, et le permis peut être suspendu ou annulé.

 

 

Les nouvelles mesures de prévention

 

Baisse de la vitesse de 90 à 80 km/h

Le 1er juillet 2018, la vitesse maximale autorisée passera de 90 à 80 km/h sur les routes à double sens sans séparateur central. Pourquoi une telle mesure ? Il y a 2 raisons. Tout d’abord, la vitesse est la principale cause de décès sur les routes. La réduire permet donc toujours de sauver des vies. Ensuite, 55% des accidents mortels ont lieu sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central. Ce sont celles qui comptabilisent la mortalité routière la plus élevée. Il était donc nécessaire d’agir pour réduire ce taux.

Selon les estimations du Conseil national de la sécurité routière, cette mesure permettrait de sauver entre 300 et 400 vies par an. Elle présente également l’avantage de fluidifier le trafic en réduisant les embouteillages, et de préserver l’environnement en diminuant la pollution.

 

Véhicules de société et amendes 

Jusqu’en 2017, les entreprises n’étaient pas obligées de dénoncer leur salarié ayant commis une infraction. Depuis le 1er janvier 2017, c’est désormais le cas. La société est tenue de dénoncer le salarié ayant commis une infraction sans arrestation physique pendant ses heures de travail. A défaut, l’employeur s’expose à une amende dont le montant varie entre 450 et 3 750 €.

Le représentant légal de l’entreprise doit communiquer les informations suivantes : l’identité du salarié, son adresse, et la référence de son permis de conduire. L’entreprise s’expose également à des poursuites pénales en cas de fausse déclaration. Dans ce cas, l’amende peut atteindre 45 000€, assortie d’une peine de prison de 5 ans.

Le but de cette mesure est de responsabiliser les conducteurs, et de rétablir le principe d’égalité devant la loi. Avant sa mise en place, de nombreux salariés échappaient à la perte de points malgré les infractions commises. Le nombre de points non retirés était estimé à 2 millions par an !

 

La démarche d’ONET

Le groupe d’ingénierie et de services ONET auquel appartient Axxis Intérim et Recrutement a mis en place une démarche de prévention des risques routiers. L’entreprise compte 71 000 collaborateurs et une flotte de 6 740 véhicules. Pour une société de cette taille, la démarche est bénéfique sur le plan social, économique et environnemental car elle engendre :

  • Une diminution des accidents du travail ;
  • Une réduction de la consommation de carburant ;
  • Une réduction de l’usure des pneumatiques ;
  • Une réduction des émissions de gaz à effet de serre.

En 2017, 534 conducteurs ont été formés sur le simulateur de conduite acquis par le groupe. Depuis 2009, 5 100 collaborateurs ont suivi la formation individuelle à la prévention du risque routier et à l’éco conduite.

En outre, dans le cadre de sa démarche santé-sécurité, Axxis Intérim et Recrutement réalise des campagnes de sensibilisation affichées dans ses agences et relayées sur les réseaux sociaux.

 

Campagne de sensibilisation santé-sécurité au travail sur le thème de la prévention routière

 

Vous souhaitez tester vos connaissances en matière de sécurité routière ? Rendez-vous sur le site officiel de la Sécurité Routière : http://www.securite-routiere.gouv.fr/en-parler-agir/quiz-et-tests