La maîtrise d’une langue étrangère, et notamment de l’anglais, est une ressource indispensable en milieu professionnel. Mais la France a longtemps eu une réputation de mauvaise élève en matière d’apprentissage des langues. Cette réputation est-elle toujours d’actualité ? Et si oui, quelles sont les solutions existantes pour y remédier ?

 

L’anglais, langue n°1 dans le domaine professionnel

Malgré la montée en puissance récente du mandarin ou de l’espagnol, l’anglais reste la langue la plus parlée au monde. Cette position hégémonique remonte à la seconde moitié du XXème siècle et à la croissance économique rapide des États-Unis. En parallèle, l’anglais était aussi la langue de l’empire britannique, qui s’étendait sur plusieurs continents. Il était donc déjà parlé par des millions de personnes. À partir des années 50, l’anglais commence à s’imposer comme la langue des affaires et du commerce. Il garde encore aujourd’hui une position dominante. Lors de réunions ou d’échanges impliquant des participants de différentes nationalités, c’est vers la langue anglaise que l’on se tourne naturellement. On peut considérer qu’elle est une sorte de « 2ème langue » utilisée de manière internationale dans le domaine professionnel. Et cela est valable quel que soit le secteur d’activité concerné. Pour les salariés, la maîtrise de la langue anglaise est un atout permettant de maintenir et d’augmenter leur employabilité. L’anglais est donc la langue la plus enseignée en formation initiale ou en formation continue.

La France ne fait pas exception : chaque année, davantage de travailleurs ont recours à l’anglais dans le cadre professionnel. En 2016 déjà, près de la moitié d’entre eux utilisaient l’anglais, ponctuellement ou de manière régulière.

 

Pourquoi les Français ont-ils des résultats moyens en anglais ?

La principale lacune des Français réside dans l’expression : ils affirment rencontrer davantage de difficultés à l’oral qu’à l’écrit. Ainsi, il leur semblera plus facile d’écrire un mail que de répondre au téléphone ou participer à une réunion. Cette faiblesse à l’oral a été identifiée et documentée. Un rapport de la Commission Européenne de 2013 conclut que seuls 14% des adolescents français s’expriment clairement en anglais. Cela est dû en partie au manque d’interactivité des méthodes pédagogiques utilisées en France. Bien que le système d’enseignement évolue, il a longtemps été basé sur l’écrit au détriment de l’oral. Or, la pratique orale d’une langue est la clé de la réussite de son apprentissage. Autre facteur fondamental : la période de début d’apprentissage. Celui-ci ne débute plus au collège. En France, depuis 2013, c’est à l’école primaire que les enfants découvrent les langues. En effet, la loi d’orientation précise que « l’enseignement de langue vivante est désormais obligatoire dès le CP ». Cet apprentissage précoce devrait permettre de lever les inhibitions qui empêchent bien souvent les Français de s’exprimer en anglais.

Grâce à ce dispositif, les nouvelles générations seront sans conteste mieux armées que les précédentes. D’autre part, le recours croissant au e-learning et aux nouvelles technologies est également un atout. Cette tendance s’observe également dans le domaine de l’apprentissage mais aussi dans le domaine des loisirs. La pratique des jeux en ligne, par exemple, amène à dialoguer avec d’autres joueurs du monde entier, souvent en anglais.

 

Quelles solutions pour les travailleurs souhaitant améliorer leur anglais ?

Dans le domaine professionnel, l’anglais fait partie des formations les plus demandées par les salariés. Une enquête du site d’emploi Monster révèle que 86% des personnes interrogées souhaitent se former en anglais. La formation visée peut avoir différents buts : pallier un apprentissage scolaire insuffisant, ou opérer une remise à niveau.

Le nouveau Compte Personnel de Formation (CPF) dont dispose chaque salarié peut être utilisé pour cela. Seule contrainte : il faut que les compétences acquises lors de la formation puissent être évaluées.

Parmi les formations les plus connues (et reconnues) pouvant être passées dans le cadre du CPF, on trouve :

  • Le TOEFL(Test of English as a Foreign Language),
  • Le TOEIC (Test of English for International Communication),
  • Le BULATS(Business Language Testing Service) Linguaskill.

Ces certifications sont spécifiquement conçues pour les personnes non anglophones. Elles permettent de travailler expression et compréhension, à l’écrit comme à l’oral. Le score obtenu à l’évaluation est reconnu de manière unanime par professionnels et institutions à travers le monde. Il est donc très intéressant de faire figurer sur son CV sa participation et ses résultats. Ils permettront aux recruteurs de se faire rapidement une idée du niveau du candidat qu’ils rencontrent.

L’apprentissage via le CPF s’adapte aux besoins du salarié et à son mode de vie. Il peut se faire de différentes manières :

  • Formation présentielle dans un centre,
  • Formation en entreprise,
  • Formation à distance,
  • Formation en alternance.

Le prix de la formation et les droits cumulés disponibles sont consultables sur le compte d’activité personnel du salarié.

Axxis Formation propose un vaste panel de formations à la langue anglaise.  Parmi elles : remise à niveau, apprentissage des notions de base, pratique de l’anglais professionnel ou encore préparation du TOEIC.

Mettre à profit son CPF pour obtenir un score élevé au TOEIC lors d’une recherche d’emploi, voilà une démarche pertinente !

 

 

Plus que jamais, la maîtrise de l’anglais reste un atout significatif pour les recruteurs en France. Même si des progrès restent à faire, les nouvelles formes d’apprentissage et les outils existants porteront bientôt leurs fruits. N’oubliez pas : il n’est jamais trop tard pour s’y (re)mettre !

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