Difficulté à s’exprimer, mains moites, tremblements : tout le monde, ou presque, a déjà ressenti les symptômes de la timidité. Pour certains, c’est un véritable handicap, surtout dans la sphère professionnelle. Comment combattre sa timidité et révéler son plein potentiel au travail ?

 

Apprendre à se valoriser

Bien souvent, timidité et manque d’estime de soi vont de pair. Or, pour aller de l’avant et s’affirmer, il faut tout d’abord être conscient de sa propre valeur. La première étape est donc d’accepter ses qualités et d’arrêter de se dévaloriser.

Pour cela, il existe un exercice très simple : se remémorer toutes les choses accomplies dans sa vie. Les personnes manquant de confiance en elles ont tendance à se focaliser sur leurs échecs et à oublier leurs réussites. Chaque événement positif est une source de fierté, qui permet de gagner un peu plus en assurance. Dans les moments de doute, penser à tout ce dont on a été capable permet de puiser de la force.

La valorisation de soi passe aussi par le soin de son apparence. Soigner sa présentation, porter des vêtements qui mettent en valeur : autant d’astuces qui aident à se sentir bien au quotidien. Cela peut paraître futile, mais il en est tout autrement. En effet, comment être à l’aise avec les autre si l’on n’est pas à l’aise avec soi-même ?

 

Ne plus être victime mais acteur

La timidité est souvent vécue comme un frein qui empoisonne le quotidien, surtout dans le cadre du travail. Elle pousse au repli sur soi, et bloque ceux qui en souffrent dans leurs projets professionnels. La peur du regard des autres et de leur jugement, très inhibante, est parfois vécue comme quelque chose d’insurmontable. Il s’agit alors de quitter la posture de victime de sa timidité pour reprendre le contrôle de ses actions.

Mais comment faire pour aller à l’encontre d’un système de pensée ancré depuis des années, parfois même depuis l’enfance ?

Tout d’abord, se projeter et imaginer tout ce que l’on pourrait faire, une fois sa timidité domptée. Par exemple : donner son avis en réunion, demander de l’aide, lancer une discussion autour de la machine à café…

Ensuite, repérer ses réflexes de pensées négatives : « Si je pose une question, je risque d’avoir l’air stupide ». Une fois ces réflexes repérés, il faut alors les inverser. Ce qui donnera : « Si je pose une question, je prouve que je m’intéresse au débat ».

S’astreindre à cet exercice régulièrement va permettre, petit à petit, de libérer sa parole. C’est le premier acte d’une démarche active et constructive.

 

S’exposer progressivement aux autres

Les timides aspirent souvent à se faire le plus discrets possible, et à limiter les échanges avec les autres. Or, cela est parfois impossible dans sa vie professionnelle. L’idée est de s’habituer progressivement à ce type de situations, et de les banaliser.

Cela peut passer par une série de défis à relever :

  • Dire bonjour à ses collègues ou à son supérieur en les regardant dans les yeux et en souriant ;
  • Oser dire non poliment, sans s’excuser ni se justifier systématiquement ;
  • Lors d’un événement de type séminaire ou soirée d’entreprise, se présenter à une personne inconnue ;
  • Face à une tâche difficile, demander de l’aide ou un conseil à l’un de ses collègues.

Il peut arriver qu’un de ces défis semble impossible à mettre en pratique. Si cela ne fonctionne pas, il est très important de ne pas rester sur un échec mais de recommencer. Point important : ne pas oublier de se féliciter à chaque réussite.

Effectués régulièrement, ces exercices sont très utiles pour se donner de l’assurance. Ils sont un peu comme une gymnastique de l’esprit, qui permettrait de muscler sa confiance en soi.

 

Savoir relativiser

Mais pour vaincre sa timidité, il faut comprendre qu’elle n’est qu’un obstacle à surmonter.

En effet, quelle que soit la situation, elle n’est pas mortelle. Personne n’est mort d’avoir raté un entretien d’embauche, ou d’avoir bafouillé lors d’une présentation. Ce sont des expériences, certes désagréables, mais toujours formatrices : autant d’occasions d’apprendre et de s’améliorer. L’expérience à retirer de ces situations est beaucoup plus importante et enrichissante que les éventuelles conséquences négatives.

Il s’agit également de prendre du recul par rapport au regard supposé des autres. Cela implique de garder en tête que personne n’est parfait, que chacun a ses peurs et ses problèmes. Cela implique aussi d’arrêter de se soucier exagérément de ce que les gens vont penser ou dire. Contrairement à que les timides pensent, les autres n’ont pas en permanence les yeux braqués sur eux. Accepter cette idée fait gagner beaucoup de temps et d’énergie. Se délivrer de l’opinion des autres permet de s’accepter tel que l’on est, et d’apprendre aussi à se respecter.

Mais la timidité n’a pas que des mauvais côtés. L’une des principales qualités des timides est leur grande capacité d’écoute ; ils savent valoriser les autres et sont attentifs. Autant d’atouts très appréciés au sein d’une équipe, et dans l’entreprise.

 

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